La bataille de Marathon, la légende du marathon va naître


Début septembre 490 la bataille de Marathon, la légende va naître dans la plaine de Marathon

Paris Finisher

29.90 euros

Image bataille de Marathon

A quarante kilomètres d’Athènes, l’armée Perse débarque sur la côte. Le 13 septembre les Perses décident d’attaquer Athènes par terre et par mer. Une partie des troupes Perse à pour objectif de débarquer à Phalère afin d’atteindre rapidement l’Acropole. Les troupes restantes franchissent le Charadra, le petit ruisseau qui traverse la plaine de Marathon  afin d’empêcher le retour des troupes Athéniennes vers la cité. Celles-ci, avec leurs alliés de la cité de Platées, occupent deux petites hauteurs, le Pentélique et le Parnès et attendent les renforts promis par Sparte, renforts qui tardent.

Devant l’évolution de la situation, les Athéniens n’ont plus le choix : il faut battre les Perses dans la plaine de Marathon puis devancer les navires ennemis et gagner Athènes pour la protéger.

Miltiade, l’un des dix stratèges Athéniens connaît la faiblesse de l’armée Perse. Cette armée est composée de soldats d’origines différentes, ne parlant pas les mêmes dialectes et n’ayant pas l’habitude de combattre ensemble. De plus l’armement Perse, avec des boucliers en osier et des piques courtes, ne permet pas les combats au corps à corps.

Au contraire l’armement des Grecs est celui d’une infanterie lourde protégée par un casque, un bouclier, une cuirasse, des jambières. S’y ajoutent une épée, une longue lance et un bouclier de peau et de lames de métal. Miltiade décide Callimaque le Polémarque d’étendre la ligne des soldats Grecs, afin de ne pas être submergé par le nombre, et de renforcer les ailes au détriment du centre.

En effet les Perses disposent leurs meilleures troupes au centre et il s’agit donc de les envelopper.

Les Athéniens chargent donc dès qu’ils arrivent à portée de flèche. Comme prévu les ailes de l’armée perse, composées de troupes éparses levées dans l’empire ou d’Ioniens peu motivés, se débandent et remontent dans la panique à bord des navires. Mais le centre des Grecs est enfoncé et cède. Les troupes grecques disposées sur les ailes renoncent à poursuivre les troupes perses en déroute et se rabattent sur le centre de l’armée perse en une parfaite manœuvre de tenaille. Celui-ci s’effondre à son tour. Au total environ 6400 Perses sont tués, la plupart noyés en s’enfuyant, et sept navires sont détruits, tandis que les Athéniens perdent environ 200 citoyens. Il est faut prévenir la seconde offensive des Perses avec l’attaque des meilleurs éléments de leur armée qui avaient rembarqué avant la bataille de Marathon. La flotte Perse a besoin d’une dizaine d’heures pour atteindre Phalère. Par une marche forcée de sept ou huit heures, avec une bataille dans les jambes, les Grecs arrivent environ une heure avant la flotte ennemie. Les Perses voyant l’échec de la manœuvre renoncent à débarquer. Ainsi s’achève la première guerre médique. Cette victoire stratégique devint symbolique pour les Grecs et conféra un grand prestige à Athènes. Selon certains historiens, c’est à cette occasion que Philippidès aurait couru la distance qui deviendra celle du marathon. Cela dit, que l’épisode de Philippidès soit véridique ou pas, l’exploit sportif ici est collectif avec la marche forcée des Athéniens afin d’empêcher le débarquement Perse à Phalère.